
Ma première approche de ce paysage qui me fascine jour après jour a été d'aller à la rencontre des gens qui s'arrête pour observer cette chaîne, une ligne dessinée à l'horizon. Une consigne simple, un feutre à 3 pointes (le choix de la qualité de la ligne), une feuille blanche. L'action dessiner cette ligne que dessine la chaîne, j'obtiens au travers des dessins des perceptions différentes et c'est bien sûr l'occasion de faire de belles rencontres et d'échanger un instant hors contexte. Qu'est-ce qui se passe dans la tête à ce moment, recherche de précision, interprétation, plaisir, difficulté... en tous les cas un retour d'un bon moment passé.
Quoi faire avec tous ces dessins, les rejoindre pour former une ligne infinie de perceptions? Noir, blanc? Une animation avec un ascenseur horizontal.Je poursuis ma collecte, le nombre pourra me permettre ce projet d'animation...
Ou bien intervenir sur site, en redessinant aux différents endroits du boulevard où ont été réalisés les dessins sur la pierre...
En écho à cette première initiative, et cette fois en réinvestissant ma propre expérience du paysage naturel et urbain, je cherche à développer ces liens.
Mais ensuite, mon expérience de ce paysage ma donné envie d'intervenir moi physiquement, être davantage dans l'action. La cairn est un "objet" qui me fascine, point de repère, sculpture amenée par l'homme mais qui s'inscrit dans le paysage.Le cairn est pour moi une structure qui fait signe en montagne,
> signalisation : s'orienter, repère, marque, passage, orientation...
Il y a quelque chose de fort dans cet acte de construire un signe ainsi que dans la construction même qu'est le cairn (aspect formel), il peut s'appliquer à un contexte, à un positionnement d'aventurier dans l'espace public.
Ce premier temps m'a permis, ainsi qu'aux personnes ayant joué le jeu, de s'interroger ensemble sur cette perception d'une caractéristique simple du paysage qui compose notre quotidien. Sont nés des échanges de paroles et des commentaires liés à l'expérience de chacun : "de la neige et des cailloux", "je me suis perdu dans les pics", " ce n'est pas un dromadaire"...
Chacune des propositions est le résultat d'une expérience personnelle, il y a autant de vision et donc d'interprétation du paysage qu'il y a de regard, chaque expérience est une façon de vivre le paysage et de se le représenter.
Alors voilà après les petits trous, je fais des cailloux en carton.
Le matériaux urbain que l'on trouve facilement c'est le carton, d'ailleurs le mercredi soir certaines rues comme la rue Serviez accueillent des Cairns de cartons...bien rangés.
Voici ma première maquette réalisées par mes petites mains, après 3 heures de galère pour enfin obtenir le patron, yes!
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